James Joyce

Finnfanfun

Une lecture parisienne de Finnegans Wake de James Joyce, par Daniel Sénécot.

Finn fan fun tiré de Finnegans Wake est une restitution plus qu’une institutuion du monde joycien. C’est une « rivierran » insolente pour écarter du sens, qui se pare de Yahvé parangon d’« y avait » lui-même image de « he war » (258-12) (signalé par Christine van Boheemen-Saaf dans son ouvrage Joyce, Derrida, Lacan and the Trauma of History – Cambridge U.P.) plus proche du divin précepte « je suis ce que je serai » que du « je serai qui je suis que je fus ».
Tout en guerroyant babel, Bible du babillage, de babel-habillage, éclats de « bubbles » jaillis comme d’un geyser perpétuel, Joyce s’y voit engagé par le lecteur pour le tour ristique guide mystique et risqué du guerrier « en guère » hier, plus ézé aujourd’huis, clos devant une guerre qu’il ne verra pas finir.
Négligeant le « Ring of Kerry » comme le « trekking » autour de la pointe d’Howth trop petits pour lui, Joyce partit d’Eire par manque d’air pour arpenter l’Europe en quête d’épiphanies, d’éblouissements pauliniens pour « son œuvre en cours », et être « Là, quand » se passe l’’évènement qu’il ne voit pas forcément, mais qui sera, comme il l’anticipe à quelques encablures de Kafka, et sans le savoir, lui aussi visionnaire prémonitoire avec l’humour en commun partage au ras du K niveau « in the gutter » !
Guère voyant mais clairvoyant malgré les souffrances de son glauque home, Joyce a inventé avec F.W. une écriture « ontomastique » comme pour voir avec son « wishbone », son vœu « désossé » dans le sillage de fines oies en exode.
C’est aussi ce à quoi nous nous sommes exercés ici pour dévoiler son axe de vis (comica !).

D.S.